Faragiri

Apprendre le hindiles langues

Le hindi déplace l'accord du sujet vers l'objet dès qu'une phrase est au passé et transitive. Le participe français fait presque cela, et s'arrête juste avant.

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Une question, posée à chaque phrase

Ce avec quoi le verbe s'accorde, décidé avant de pouvoir finir la phrase

Deux faits sur la proposition tranchent, et la réponse change la terminaison du verbe plutôt que l'ordre des mots.

La phrase est-elle au passé, et le verbe a-t-il un objet ?
  • Non, sur l'un des deux au moins
    Le verbe s'accorde avec le sujetL'arrangement qu'un francophone attend, et il couvre tout le présent
    • Le présent, toujours
    • Le passé d'un verbe intransitif
  • Oui, sur les deux
    Le sujet prend ne et se retireLe verbe s'accorde alors avec l'objet, ou avec rien du tout
    • Objet nu : le verbe s'accorde avec lui
    • Objet marqué par ko : le verbe n'accorde plus rien et prend une forme par défaut

La seconde branche a deux issues et la plupart des cours n'enseignent que la première, ce qui explique que la phrase en ko reste fausse des années après que celle en ne est devenue juste.

Au passé, le sujet du hindi sort de la phrase. maine kitab padhi, le verbe s'accorde avec le livre et non avec moi : le sujet prend la marque ne, se retire, et l'accord passe à l'objet. Un francophone connaît cette bascule sous un autre nom, puisque son propre participe passé s'accorde avec l'objet quand celui-ci précède.

La ressemblance est réelle et elle s'arrête vite, ce qui en fait un point de départ commode et un faux ami dangereux. Le français ne déplace l'accord que sur un participe et seulement à l'écrit ; le hindi le déplace sur le verbe entier, à l'oral comme à l'écrit, et il en fait dépendre la phrase.

Le reste de l'entrée se répartit très inégalement pour un lecteur d'ici, et c'est le genre d'écart que les langues mesure par paire plutôt que par langue. L'écriture est régulière et se paie en jours. Les voyelles nasales sont déjà là. Ce qui coûte tient dans un jeu de consonnes à quatre entrées dont le français n'a jamais eu que deux.

Ce que le français reconnaît, et les quatre cases qu'il n'a pas

Les voyelles nasales du hindi, notées par un point ou par un croissant, sont celles de bon et de vin, et un anglophone les paie plein tarif là où elles ne coûtent rien ici. La devanagari, elle, note ce qui se dit jusqu'aux aspirations, avec une lettre distincte pour chacune des quatre cases ci-dessous.

  • le verbe arrive en dernier. Sujet, objet, verbe, et tout ce qui qualifie se place avant ce qu'il qualifie.
  • des postpositions, jamais des prépositions. mez par est sur la table, avec le mot posé derrière le nom, et c'est le même renversement que celui du verbe.
  • ka, ki et ke changent avec ce qui est possédé. Le génitif s'accorde avec la chose possédée et non avec le possesseur, ce que le français ne fait nulle part.

Les quatre séries sont l'affaire sérieuse. le hindi oppose k, kh, g et gh là où le français n'a que deux cases : sourde simple, sourde aspirée, sonore simple et sonore aspirée, contre sourde et sonore. Le jeu se répète à chaque point d'articulation, donc une oreille française entend deux cases sur quatre et une bouche française en produit deux.

Quatre cases là où le français en a deux

Le hindi oppose sourde simple, sourde aspirée, sonore simple et sonore aspirée, et il le fait à cinq points d'articulation. pal et phal sont deux mots, un instant et un fruit : le second sort avec un souffle, et un francophone produit le premier dans les deux cas.

S'y ajoute une opposition que le français ignore entièrement, celle des dentales et des rétroflexes. दाल est les lentilles et डाल est la branche : la première se fait langue contre les dents, la seconde langue retournée vers le palais, et c'est ce trait qui donne à l'accent indien sa signature pour une oreille française.

Ces deux séries ne s'entendent pas avant d'avoir été produites, ce qui renverse l'ordre habituel du travail. Trois minutes par jour devant un enregistrement de sa propre voix pendant six semaines, et la prononciation hindi se lit avant tout le reste.

Là où va l'accord, et quand il ne va nulle part

Deux faits sur la proposition décident de tout, et la réponse change la terminaison du verbe plutôt que l'ordre des mots. La phrase est-elle au passé, et le verbe a-t-il un objet.

Si l'un des deux manque, le verbe s'accorde avec le sujet, ce qui couvre tout le présent et le passé des verbes intransitifs. Si les deux sont réunis, le sujet prend ne et se retire, et le verbe s'accorde avec l'objet.

Il existe un troisième cas que la plupart des cours ne traitent pas, et c'est celui qui reste faux pendant des années. quand l'objet porte ko, le verbe ne s'accorde plus avec rien et se met à une forme par défaut. La phrase avec ne finit par devenir juste ; la phrase avec ko ne se corrige que si quelqu'un la signale, et la grammaire hindi est l'endroit où elle est signalée.

La moitié des gens ici vous comprennent déjà

Le hindi et l'ourdou sont la même langue parlée. Les différences tiennent au vocabulaire savant, sanskrit d'un côté, persan et arabe de l'autre, et surtout à l'écriture, devanagari contre écriture arabe. Deux personnes qui conversent au marché ne peuvent pas dire laquelle des deux elles parlent.

Ce fait a une conséquence pratique immédiate : le vocabulaire courant appris ici sert des deux côtés, et l'écart s'ouvre à mesure que le registre monte. Le vocabulaire hindi tient les deux couches, et il vaut mieux savoir laquelle on apprend que découvrir à quel moment on a cessé d'être compris.

Il y a aussi une raison française de le savoir. Le hindi et le bhojpouri sont présents à La Réunion et à Maurice, où le français est la langue commune, si bien qu'un lecteur d'ici peut trouver l'usage sans quitter la francophonie, ce qui n'est vrai d'aucune autre langue indienne.

Distance à la parole ordinaire

À quelle distance votre matériel se tient de la façon dont les gens parlent

Un apprenant commence en général deux anneaux trop loin sans qu'on le lui dise, parce que ce qui existe imprimé se tient plus loin de la rue que ce qui existe à l'écran.

Ce que les gens se disent entre eux
  1. L'ourdou littéraireLe lexique persan et arabe, dans une écriture que ce cours ne vous a pas apprise
  2. Le hindi du journal téléviséDes mots venus du sanskrit, choisis précisément parce qu'ils ne sont pas les persans
  3. Le hindi de la presse écriteFormel, et plus proche du journal télévisé que de la conversation
  4. Le dialogue de cinémaD'où vient réellement l'écoute de la plupart des apprenants, et l'anneau le plus proche

Les anneaux mesurent une distance à la parole ordinaire, non une difficulté ni une qualité. Deux personnes employant l'anneau extérieur et l'anneau intérieur se comprennent parfaitement.

Le matériel est plus loin de la rue qu'il n'en a l'air

Voici le blocage, et il est fait de choix de matériel plutôt que de difficulté. Un apprenant commence presque toujours deux anneaux trop loin, parce que ce qui existe en version imprimée se tient plus loin de la conversation que ce qui existe à l'écran.

Le journal télévisé emploie un vocabulaire sanskritisé choisi précisément pour ne pas être le vocabulaire persan. Le journal écrit est plus formel encore. Le dialogue de cinéma est le registre le plus proche de la parole ordinaire, et c'est de là que vient la compréhension orale de presque tous les apprenants, pour de bonnes raisons.

Ces anneaux mesurent une distance à la conversation et non une difficulté ni une qualité : deux personnes employant l'anneau extérieur et l'anneau intérieur se comprennent parfaitement. Choisir son matériel en connaissance de cause vaut plus que six mois de vocabulaire, et la compréhension orale en hindi propose l'ordre dans lequel les traverser.

Un dictionnaire, un clavier, une machine qui lit

Shabdkosh est le dictionnaire, gratuit, et sa propriété utile est qu'il cherche depuis la translittération latine vers la devanagari. Pour une écriture qu'on lit avant de savoir la taper, cela retire l'obstacle qui décourage le plus tôt.

Les claviers à translittération, dont Gboard, sont la façon dont presque tout le monde écrit aujourd'hui le hindi sur un téléphone : on tape namaste en lettres latines et le clavier rend नमस्ते. Ils ont remplacé la disposition InScript, qu'il fallait apprendre séparément de la langue, et ils sont gratuits.

Un modèle sert de lecteur, et c'est utile ici pour une raison précise : la devanagari se lit lentement pendant des semaines, et faire lire un texte à voix haute pendant qu'on le suit des yeux raccourcit cette période. Il se trompe avec assurance de temps en temps, donc il sert à s'entraîner et jamais à trancher. La devanagari tient la moitié que cet outil ne remplace pas.

Vers laquelle des deux littératures vous marchez

Rien de ce qui se décide ensuite n'est grammatical, puisque la grammaire, une fois l'accord réglé, est régulière. C'est de savoir laquelle des deux traditions vous vouliez, et donc quelle écriture apprendre en second.

Si c'est la couche persane et arabe du lexique qui vous a retenu, le persan en est la source directe et il s'écrit dans l'alphabet de l'ourdou. L'arabe est la source de la source, et il rend lisible tout ce que les deux ont emprunté.

Et si ce qui pèse est le temps plutôt que le choix, Apprendre une langue tient l'arbitrage, avec une remarque qui vaut pour cette entrée en particulier : une écriture nouvelle et une structure de phrase inversée sont deux charges distinctes, et les mener de front est ce qui allonge le plus la première année.

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Au-dessus